A Propos

Les poètes que nous chantons, qu’ils soient algériens, belges, camerounais, chiliens, français, marocains, portugais, sont porteurs d’une parole libre, critique et fraternelle sur notre histoire, sur nos espoirs.

 QUI  EST  KENZA ? 

Voyage poétique jazzy afro blues où se tissent et s’interpellent fragments d’écriture sans concession de Edoxi Gnoula, Florbela Espanca, Anne Fievez, Abdellatif Laâbi, Rachida Madani, Sony Labou Tansi et chansons revisitées de Barbara, Brassens, Brel, Bruant. D’un continent à l’autre, au fil des compositions, un personnge en quête de liberté nous invite à reconsidérer frontières, normes et  certitudes.

Pierrot Debiesme : guitares, voix ; Anne Fievez : chant, récit, conception ; Olivier Stroobant : kamele n’goni, percus, voix ; Fred Williaume : saxophones, percussions

La femme qui marche sur la falaise a mis au clou sa dernière larme. Elle a nommé sa peur, elle lui a mesuré les pieds. Elle fait le tour de la ville. Elle parle et rien ne peut plus l’arrêter. Rachida Madani     

Pendant le premier confinement, Kenza a disparu. Ils ont dit qu’elle était retournée au bled. En vérité, personne ne sait…

Qui sait l’insécurité du quartier Nord? Qui sait l’histoire d’une maman et d’une grand-mère sous l’occupation française ? Qui sait Bousbir, bordel géant, parc érotico-exotique ? Etape obligée du voyage colonial? Qui sait la mise à disposition du corps féminin ? Anne Fievez                                                                                                                                   

La guerre des menteurs sera longue ! Elle portera la justification de la terreur. Aucune guerre n’est sainte, toutes sont faites pour une poignée d’hommes, et contre Dieu. La bombe de la pauvreté doit être désamorcée ou bien elle sera plus terrible que toutes vos bombes. Sony Labou Tansi 

Un autre jour viendra, féminin, accompli, ensoleillé, fluide, sympathique. Personne n’aura une envie de suicide ou de migration, et tout, hors du passé, sera naturel, vrai. Comme si le temps dormait en vacances.  Mahmoud. Darwich

Le nom Kenza vient de kenz : trésor. Dans la mythologie amazighe, elle est déesse du soleil. Pourvoyeuse de  lumière, de chaleur, d’énergie et réconfort.

Kenza est souffle à l’oreille des femmes. Femmes interdites de séjour, sans visage et sans école. Elle s’insinue parmi les insoumises, les baroudeuses, les emmerdeuses, les conteuses, les courageuses. Elle est lumière dans les ténèbres, feu sur la falaise. Elle est Je et Je est innombrable ! Anne Fievez

FRAGMENTS D’UNE GENESE OUBLIEE

Concert jazzy poétique afro-blues: Vayu Quartet propose un voyage poético-musical autour de l’œuvre de l’écrivain marocain Abdellatif Laâbi, « Fragments d’une genèse oubliée ». Un texte visionnaire publié en 1998 qui chante l’homme face à ses contradictions, dénonce toutes formes de tyrannie et invite à reconsidérer nos frontières, certitudes et  identités crispées. Sa poésie, rebelle, généreuse et tendre est portée par une musique au groove insolite et s’impose entre  des chansons jazzy-blues (José AfonsoBrassens, Brel, revisités, Chavée, de Sena, Negalhia, Prévert) et compositions originales aux sonorités d’Afrique de l’Ouest. Anne Fievez: chant, récit, guitare;  Pierrot Debiesme: guitares, voix;  Gauthier Lisein: percussions; Olivier Stroobant :kamele ngoni, percussions, voix. Regard extérieur: Hamadi

Vayu Quartet teaser

https://youtu.be/AE1HD__zidY 

Né à Fès en 1942, Abdellatif Laâbi est un des fondateurs de la revue Souffles. « Son opposition intellectuelle au régime lui vaut d’être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Il obtient le prix Goncourt de la poésie en 2009 et le Grand Prix de la francophonie de l’Académie française en 2011. »

Anne Fievez: son répertoire s’est nourri de Joan Baez, Barbara, Brassens, Anne Sylvestre, plus tard José Afonso, Luis Cilia, Vinicius de Moraes, Violeta Parra. Dans la région de Tanger, Anne écrit ses premières chansons. Influencée par des groupes tels Nass El Ghiwan, elle dit la vie de tous les jours et celle des amis dont la « chance balance » entre Bruxelles et Tanger. Formée aux disciplines du corps et de la voix avec G. Ramet (école Jacques Le Coq), Laura Sheleen, Diane Broman, Kaya Anderson (Roy Hart Théâtre), François Combeau (inspiration Feldenkrais) et à l’art du conte avec Hamadi, elle s’initie au jazz vocal avec Christine Schaller, Monica Passos et à l’improvisation avec Garrett List. Auteur, interprète, elle chante dans divers cafés-théâtres et plusieurs groupes dont celui d’Eddy Loozen. Elle obtient en 1997 un premier prix d’improvisation au Conservatoire Royal de Musique de Liège. En savoir plus  Découvrez la biographie d’Anne Fievez

Les musiciens:

Pierrot Debiesme, guitare folk, classique, électrique et synthé, voix. Musicien autodidacte et éclectique pour qui « Toute musique est ludique », Pierrot est un as de l’improvisation, exprimant la liberté et le plaisir de jouer. Il a accompagné Marc Hollogne, Daria de Martinoff, Farida Zouj, Marwan Zoueini, Hamsi Boubeker, Bernard Degavre, Vadim Piankov. Il reçoit en 1986 le prix de la meilleure chanson aux fêtes romanes de Woluwe-Saint-Lambert pour sa chanson « Pierrot », reprise par le groupe « Assam ». En 2006, il participe au « Cabaret vers les étoiles » avec William Dunker, Jean-Louis Daulne et Zidani. Se produisant dans de nombreux concerts en Belgique et à l’étranger (France, Pays-Bas, Suisse, Allemagne, Maroc, Liban, Tunisie, Turquie, Macédoine, Grèce, Gabon, Botswana, Namibie, Afrique du sud, …), il joue avec Vayu depuis 2012 et accompagne régulièrement Yves Uzureau. En savoir plus : Découvrez la biographie de Pierrot Debiesme

Gauthier Lisein: Né à Bruxelles en 1964, il se consacre à la musique dès ses 15 ans. Passionné par les rythmes, il débute la batterie, étudie les instruments classiques (René Pêché, académie d’Ixelles) parallèlement aux rythmes jazz et rock. Il entre au Conservatoire de Liège (section jazz) et suit alors des cours d’harmonie (Steve Houben) , de composition et arrangement (Guy Cabay), d’analyse musicale (Pirli Zurstrassen) en plus de la batterie (Bruno Castellucci) et du piano (Michel Herr). A la fin de cette formation, il découvre la musique africaine avec Mamady Keita, N’Toman Keita et Bruno « Rose » Genero.

Olivier Stroobant, formé à la percussion par Mamady Keita, il découvre lors d’un voyage au Burkina Faso le kamele n’goni, genre de harpe pentatonique. Il se forme avec différents maîtres maliens et burkinabés tels Adama Coulibaly, Boubakar Traoré. Avec “ Passeport provisoire” il participe au projet ‘Mali Mali’. Il apporte à Safar République, la touche « ouest-africaine ». http://www.safarrepublique.com/

Fred Williaume: Fred a étudié la clarinette, le saxophone, l’harmonie jazz en académie de musique, entre Mons, Charleroi et Amay. Il a participé aux stages d’été des Lundis d’Hortense, du Jazz Studio et de l’AKDT à Libramont.  Il a joué au sein de différentes formations dans divers clubs de jazz et festivals internationaux. Il joue et compose actuellement dans l’excellent  « South Connotation ». https://southconnotation.wixsite.com/sc2018 Outre South Connotation, les projets dans lesquels il s’implique actuellement vont de la musique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest au Brass Band en passant par le jazz contemporain et l’animation de jam sessions jazz.

En alternance: Ariane De Bièvre a un premier prix de flûte et de musique de chambre du Conservatoire de Musique de Bruxelles et un Bachelor en musique indienne du Conservatoire de Rotterdam ; elle est également licenciée en musicologie de l’ULB. Poly-instrumentiste éclectique, elle a enregistré avec de nombreux artistes: Abdelli, M.Massot, Samboa, Julos, P.Rapsat, Univers Zéro… et a participé à 2 tournées de W.Sheller.Elle a donné des concerts en France, Suisse, Italie, Espagne, Turquie, Liban, Canada, USA  http://users.skynet.be/bk332373/Ariane.html

Quelques témoignages

~ À propos d’Anne Fievez ~
Une sensibilité à fleur de peau et à fond de ventre, une écriture d’une
précision sereine, une autorité en demi-teintes qui l’apparente à une
Anne Sylvestre d’aujourd’hui, nouvelle femme et fière de l’être.                                                                                                                                                                                                                  Catherine Degan, critique artistique et journaliste culturelle au Soir.

Anne, c’est l’eau et le feu, la douceur et la force. Elle fait des chansons
comme une enfant un collier de coquillages : elle ne ‘prend’ pas les mots,
elle les appelle et ils viennent : simples, lisses et toujours neufs.Thierry Hodiamont, chanteur auteur-compositeur.

~ À propos de Vayu ~

Un bain de fraternité internationale en poésies et chansons. Quelque
chose de chaud, de doux. La chaleur de la voix d’Anne. La tendresse de la
guitare de Pierrot. Quelque chose d’épuré, d’où ressort l’essentiel : la
force des mots et des notes. Jean Lemaître, écrivain, journaliste.
Un voyage sonore riche en émotions qui nous fait toucher
l’intemporel. Les paroles nous invitent à la
réflexion et aux questionnements. Un grand voyage au travers des
continents (Afrique du Nord et de l’Ouest,
Amérique du sud et Europe). Marcus Meert, vidéaste.
Vayu c’est pour moi une connexion avec la dimension spirituelle des
cultures populaires, un agencement des sentiments de ceux qu’on
appelle « les gens simples » d’ici et d’ailleurs. Une émotion forte.
Olivier Ralet, philosophe.
Surprise envers la proposition que j’ai trouvée tout à fait originale.
Touchée par les textes et les destins évoqués. Admiration pour les
qualités des intervenants, notamment Anne (interprétation, présence,
improvisations) et Pierre (merveilleux guitariste). Les deux « jeunes »
sont parfaitement intégrés et cette harmonie faisait aussi très plaisir à
voir et à entendre. Vayu évoque pour moi l’humanité, la vie avec sa
grandeur infinie, ses petites et grandes misères. Un formidable élan de vie.

Nadine Rodilla, « La voie créatrice ».

VAYU Quartet – Les sentiers de Sidi Moumen 

https://www.youtube.com/watch?v=u4obDvkn4Lg

Vayu Quartet est la rencontre de musiciens d’horizons différents autour du spectacle « Les sentiers de sidi Moumen* ». Une musique aux accents jazzy, blues, funk où se connectent avec bonheur des territoires sonores venus d’Afrique de l’Ouest et du Maroc. Des musiciens qui véhiculent un message positif, festif, faisant la part belle à l’improvisation et au groove insolite.

Engagé, porté par un flow enchanteur qui réunit émotion et poésie, Vayu propose un va-et vient dans l’espace et le temps. Il retrace l’itinéraire d’une femme berbère, porte un regard interrogateur sur notre avenir et le projet d’en être acteur. Des chansons, des textes en français, portugais, arabe, espagnol (Mahi Binebine, A Bruant, Brassens, Abdellatif Laâbi, Jonas Negalhia, Charles Ngandé, Nougaro, Prévert, Anne Sylvestre, Verlaine…)

Pierrot Debiesme : guitares, voix ; Anne Fievez : voix, guitare, textes; Amine Kanzi : percussions, voix ; Olivier Stroobant : kamele n’goni, voix 

Amine Kanzi, percussionniste, membre fondateur de Darga, groupe à la base de la nouvelle scène marocaine. Il participe à divers projets qui allient traditions et contemporanéité dont Safar République. Il crée le projet éducatif « Gnawa Métisses » dans des écoles primaires pour faire découvrir la culture marocaine sous l’angle de la musique et de la danse. http://aminekanzi.tumblr.com/

* En savoir plus : Mahi Binebine à propos de son oeuvre « Les étoiles de Sidi Moumen » publiée en 2010: « J’écris en pensant aux enfants des bidonvilles de Casablanca » TV5 Monde, émission de Patrick Simonin 19/02/10 https://youtu.be/vG5xGH4noS 

Vayu en duo – Hommage à Saïda Menebhi

« Je crois qu’il faut combattre l’oubli. Ne jamais oublier, c’est à la fois un avertissement et un prélude à la guérison. […] C’est à partir de ce genre de souvenirs respectueux qu’une compréhension plus profonde des uns les autres s’en suivra. » Patricia J. Williams, citée par Khadija Menebhi dans « Morceaux choisis du livre de l’ opppression » Editions Multicom, avril 2001, Rabat. L’ouvrage témoigne de la vie, la solidarité et le courage des femmes (mères, épouses, sœurs de détenus) pendant les « années de plomb » au Maroc. Nous avons choisi un thème musical léger, d’inspiration brésilienne pour souligner la volonté farouche de Saïda de ne jamais perdre espoir et l’universalité de son combat. « Même sous la terre, nous frayerons un chemin vers la lumière« . Saïda Menebhi, née en 1952 à Marrakech, professeur d’anglais et militante, arrêtée en 1976 et décédée à la suite d’une grève de la faim le 11 décembre 1977. Marrakech 16 décembre 2017, Bruxelles 27 janvier 2018: « Poème en détention »  https://youtu.be/E0kRvpEmxfU